Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 11:30
Petit montage vidéo réalisé à la suite de mon séjour.
Musiques: Hallelujah (Bamboo) et Darna (Kamikazee)

Par Sylvain - Publié dans : Besançon
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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 00:00
Plus de dix jours après mon retour, il est temps de terminer mes aventures. Laissez-moi vous raconter ma semaine à Navotas, même si je ne sais pas bien par où commencer. Il s’est passé tant de choses en une semaine !

Un petit aperçu du quartier, dont certaines rues sont inondées une bonne partie de la journée. Le mur ne suffit pas à contenir l'eau de la rivière (à gauche).

D’abord ma semaine a commencé avec l’anniversaire de Sister Anne qui a mobilisé tous les enfants du quartier. Parce qu’il fallait décorer la maison, préparer à manger, bref préparer la fête ! On se retrouve avec une trentaine d’enfants dans toute la maison pour dessiner, peindre, découper, coller… Tout ce petit monde s’affaire pour rendre la maison la plus belle possible. Bernard, lui, un petit voisin de Sister Anne, s’affaire à préparer le pancit (sorte de nouilles chinoises agrémentées de légumes), c’est sa spécialité ! Le jour de l’anniversaire, la maison grouille d’enfants. On chante, on danse, on mange mais on prie aussi, et tout le monde est heureux de se retrouver autour de Sister Anne. « Qu’elle vive encore longtemps », demandent les enfants dans leur prière.

Les enfants vivant sous le pont

Chaque jour de la semaine, nous rencontrons un groupe d’enfants différent. Les enfants des familles vivant sous le pont, les enfants des containers ou encore les enfants du quartier de Sister Anne. Avec ces enfants, nous faisons des activités manuelles dont le thème était Moïse. Avec l’un de ces groupes, les volontaires avaient fait faire des marionnettes dans le but de monter un spectacle retraçant l’histoire de Moïse. Malgré les répétitions laborieuses et parfois décourageantes, le « puppet show » a été une grande réussite ! Une bâche, une corde et quelques pinces à linge en guise de scène et les enfants ont agité leurs marionnettes devant leurs familles. C’était là un grand moment ! Le « tchic-et-tchac » géant qui a suivi, c’est-à-dire « les pouces en avant » avec une quarantaine d’enfants, a là aussi été un instant très intense !

La terre promise ! Toutes les marionnettes font la fête !

Ma découverte la plus surprenante est peut-être le rituel qui accompagne la mort aux Philippines. Il y a eu plusieurs décès dans le bidonville cette semaine, un homme de 74 ans, un homme de 22 ans, assassiné, et une mère de 37 ans, malade. Chaque fois, le cercueil est couvert d’une vitre qui permet de voir le défunt à travers. Et ce cercueil est exposé dans la maison de la famille, ou dans la rue si l’habitation est trop petite. Pendant deux ou trois semaines, le corps restera en place en attendant d’avoir assez d’argent pour payer l’enterrement. Dehors, on joue aux cartes et on parie de l’argent pour les funérailles. On pourrait être choqué par cette façon de considérer la mort d’un proche. Contrairement à nos sociétés occidentales qui veulent à tout prix cacher la mort, les Philippins apprennent à l’accepter, car effectivement, cela fait partie de la vie. La présence du corps pendant un certain temps à la maison est peut-être aussi un bon moyen de faire sereinement son deuil.

Les containers. A droite, on voit l'entrée d'un interminable labyrinthe entre les containers, là où vit un bon nombre de familles... A gauche, une "maison" sur un radeau. Au milieu, les enfants escaladent le mur contre les inondations (la "baha" en tagalog) que l'Etat est en train de faire construire.

Accompagné par un enfant, j’ai pu faire un tour entre les containers, là où habitent tant de familles. Les allées y sont très étroites, il fait sombre. Il y a plusieurs étages de planches au dessus de nos têtes, c’est là qu’ils dorment. Tiens, il y a même la télévision ! Et un sari-sari ! En s’enfonçant un peu plus, certaines familles ne s’éclairent qu’à la bougie. Mais l’accueil y est si chaleureux. Ils m’invitent à partager leur riz, alors que c’est tout ce qu’ils ont. Cette invitation me touche beaucoup, la scène est indescriptible. Même dans la misère la plus profonde, ces familles ont une immense générosité. En tant que blanc, je m’attendais à ce qu’ils me demandent un peu d’argent, et voilà que ce sont eux qui me proposent de manger avec eux ! C’est le monde à l’envers ?!

Cette semaine aussi, j’ai pu rencontrer la présidente des Philippines ! Gloria Macapagal-Arroyo en personne ! Le 15 août, nous étions invités au college des Sœurs de l’Assomption à Makati. Gloria Arroyo est une ancienne de ce college, et elle était présente ce jour-là ! Voilà pourquoi il y avait tant de securityguards à l’entrée. En tout cas, ce fut une drôle de surprise !

Gloria Arroyo, Sister Anne, et nous 4, les volontaires de Navotas : ate Palliri (Valérie), ate Couscous (Constance), Ate Capoucine (Capucine) et "ako-me", kuya Esteban...

Ce que je garderai de cette semaine, c’est cette multitude de sourires et cette joie de la part des habitants du bidonville. Oui, leurs conditions de vie sont terribles, choquantes, mais ce que je retiens, c’est cette passion de vivre que tous les enfants et leur famille ont. Ils sont réellement accrochés à la vie. Cela se traduit aussi par une grande piété populaire. Les messes aux Philippines sont joyeuses et animées. Je me souviendrai longtemps du « Papuri sa Diyos » (Gloire à Dieu) chanté de si vive voix par l’assemblée ou encore le regroupement de tous les enfants autour de l’autel à la fin de la célébration pour recevoir la bénédiction du prêtre. Et ces enfants viennent ensuite voir leurs aînés pour leur demander le blessing, certains viennent le demander à Sister Anne et aux volontaires : ils prennent notre main et la pose sur leur front. Je trouve ce geste très beau, même si je n’en saisis pas totalement la signification.

Un petit enfant du pont. A gauche, un moyen de transport très courant : le pédicab...

Le contexte est complètement différent de celui de Virlanie, et la comparaison n’est pas possible. J’ai tout de même apprécié la dimension religieuse de la mission de Sister Anne auprès des familles de Navotas, surtout dans ce pays où la religion catholique est si importante !

Et ma photo "coup de coeur"...

PS : photos de Navotas dans l'album "Manille + Navotas
Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 00:00
Après un anniversaire endiablé typiquement philippin (repas au sari-sari et karaoké en anglais, en francais et en tagalog faisant exploser tous les scores !), je termine demain ma mission à Virlanie. Nous venons de rendre le cahier des charges de la future maison "AIME" pour enfants handicapés du RAC (Reception and Action Center). C'est aussi le temps des bilans, et des comptes-rendus.
Je reste encore une semaine dans ce merveilleux pays. Je pars au "bord de la mer", mais pas vraiment en vacances : j'ai décidé de passer la semaine à Navotas, le bidonville au nord de Manille. Je rejoins la soeur Anne et les quelques volontaires qui font du catéchisme de rue pour les enfants des familles de Navotas. J'ai hâte de vivre cette expérience, elle sera complètement différente de celle que j'ai vécue à Virlanie, mais le contexte sera aussi très différent. See you po, ingat !
Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /Août /2006 00:00

Balut
A la tombée de la nuit, les Philippins sont friands d'une petite balut, spécialité des Philippines réputée pour ses vertus aphrodisiaques... Pour s'en procurer, il suffit d'attendre qu'un vendeur de balut généralement en vélo passe dans la rue : "Baluuuuuuut ! Baluuuuuuut !" Qu'est-ce qu'un balut ? C'est un oeuf de cane fécondé et cuit à la vapeur ! Ca se mange chaud, l'aspect est répugnant et l'odeur qui s'en dégage est terrible. Rares sont les courageux volontaires qui s'y essayent ! Une fois en bouche, fermez les yeux et dites-vous que ce n'est qu'un oeuf après tout...

Compter aux Philippines
Savoir compter est un art ici. On alterne entre les nombres en anglais, en tagalog ou en espagnol. Un prix se dit en anglais, mais le nombre de personnes montant dans le jeepney est en tagalog (isa, dalawa, tatlo, apat, lima...) et parfois en espagnol d'ailleurs. En fait, c'est le chaos complet. Si vous comptez avec les doigts (1, 2, 3, 4, 5), commencez avec l'auriculaire et non avec le pouce (un peu d'entraînement et vous y arriverez). En revanche si vous commandez une San-Miguel par exemple, levez l'index (isa lang!). Dalawa San-Miguel : levez index et majeur, tatlo San-Miguel : repliez le pouce et l'index et levez vos trois autres doigts, apat San-Miguel, repliez le pouce. A lima San-Miguel, vous êtes prêt pour un karaoké... ;-)

Fast-foods
Les Philippines subissent un profonde influence des Etats-Unis et il y a des fast-foods partout. McDonald's bien sûr, mais aussi KFC, Chowking, Burger King, Pizza Hut... mais celui que je préfère est le Jollibee, typiquement philippin. Ils savent mieux y faire le riz que les frites, et les plats sont très variés mais évidemment le poulet est roi. Et les desserts sont masarap ! Si vous n'avez que 30 pesos en poche, rendez-vous au Burger Machine, sorte de baraque a frites du Nord de la France avec des hamburgers à des prix défiant toute concurrence. Ce n'est pas exceptionnel, mais ca peut dépanner...

Combats de coqs
Hier, je suis - enfin - allé voir à quoi ressemblait un combat de coq dans une arène spécialement concues à cette effet. Le spectacle est impressionant. Les Philippins paraissent amusés de voir des blancs dans les gradins. Mais leur attention est vite détournée par les paris qu'il faut prendre. Chacun cherche un partenaire pour parier. Qui de "Meron" ou de "Wala" va remporter le combat ? Les coqs sont excités et le combat commence. Chaque coq a une lame de rasoir accrochée a la patte. pas de pitié. Les plumes volent. Les Philippins retiennent leur souffle. Emotions dans l'assemblée quand un coq tombe à terre. Moi je m'y perds, je ne sais plus quel coq est quel coq... Enfin, eux, ils ont l'air de s'y retrouver !

Po comme politesse
Pour marquer un signe de politesse, il suffit d'ajouter "po". Un "oui" poli se dit "Opo". "Magandang Umaga po" (bonjour) ou "salamat po" (merci). Ca marche aussi en anglais (en taglish plutôt) : "thank you po", "bye bye po", "take care po"... Libre à vous d'inventer ce que vous voulez, en fait... Ce que j'aime bien, c'est quand je dis "thank you po" et qu'on me répond "Wow, you speak tagalog !?"

Plaques d'immatriculation
Il y a des curiosités dans ce pays, comme les plaques minéralogiques. Il est courant de voir des voitures porter une plaque européenne recouverte par une plaque philippine (format américain). Donc, on peut voir notre petit bannière bleue étoilée suivie de l'initiale d'un pays, comme D très souvent. Parfois, on voit EU, et même CD, mais ces initiales, je ne comprends pas encore très bien à quoi elle correspondent... si quelqu'un peut m'aider ?...

Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 00:00

Hier, j'ai donné un petit coup de main à Benoit et Adrien au MYRC (Manila Youth Reception Center), c'est-à-dire sur leur lieu de travail. Ils ont supervisé et organisé des travaux de rénovation depuis déjà deux mois au RAC (Reception and Action Center) et au MYRC. L'anniversaire du maire approchant, tout doit être nickel avant qu'il n'arrive. Virlanie qui dirige les travaux dans cette prison est donc priée de terminer au plus vite...
Les ouvriers qui travaillent avec eux avaient déjà ouvert des fenêtres au mur d'une cellule, et y ont scellé des barreaux. Avant ces travaux, autant dire que la cellule ne pouvait jamais être aérée ! Imaginez 40 jeunes dans 20 m2 non ventilés ! Le MYRC est un lieu terrible. Nous avons donc donné quelques coups de pinceau sur les murs de la cellule. Nous avons recouvert des graffitis sur les murs : ce sont souvent des noms de gangs d'enfants des rues, tels que "Sputnik". Les young adults de la ferme m'en avaient longuement parlé, et par exemple Henry n'appartenait pas au même clan que Ryan...
On réalise combien l'hygiène peut être déplorable quand on voit l'état des toilettes et des douches. Virlanie essaie de rendre la vie de ces jeunes détenus un peu plus agréable, c'est vraiment très utile !

Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 17:19
Je n'avais jamais vu de sangsues auparavant. C'est chose faite. Et ce n'est pas franchement très agréable à porter ! Elles s'accrochent aux jambes et elles gonflent, gonflent, jusqu'à être rassasiées de notre sang ! Comme elles possèdent deux ventouses à chaque extrémité, difficile de s'en débarasser car elles s'accrochent alors aux doigts. C'est gluant et pas appétissant du tout ! Aujourd'hui, je suis donc parti à l'ascension du volcan Makiling dans la province de Laguna avec les 5 compagnons de Grenoble, mes chers colocataires. Il a plu toute la journée, mais ce n'est pas grave, on est des boyscouts, on ne se plaint pas ! (j'ai moi-même recu le foulard scout de la part des compagnons de Chaville, que d'émotion !) Le petit cratère du volcan contient de l'eau bouillonante, et la vallée est truffée de "hot springs" dans l'une desquelles nous nous sommes baignés avant de repartir à Manille ce soir toujours sous la pluie. Donc, conseil aux futurs volontaires : faites de la rando quand il fait beau, ce doit être bien plus agréable !
Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 00:00

Durant 3 jours, le temps s'arrête à la fondation. Virlanie fête cette année ses 14 années d'existence. Et ces 3 jours sont rythmés par des compétitions de sport (basket-ball bien-sûr, volley-ball, badminton, courses sur noix de coco, courses de sac...), de danse, de chant et de musique. Ces jours de fête qui rassemblent enfants, staff et volontaires s'achèvent par un spectacle où chacun apporte sa contribution artistique. La chorégraphie sur la chanson en tagalog "Darna" (Kamikazee) que nous avions préparée entre volontaires a fait sensation ! Mais le plus grand moment de cet anniversaire est pour moi la chorégraphie des "young adults" de la ferme. Parfaitement synchronisée, leur danse était d'une grande élégance ! Chapeau Buhay Kalikasan et merci !

Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 17:31

J'ai l'impression d'avoir débarqué hier aux Philippines. J'ai l'impression d'avoir découvert aujourd'hui un tout nouvel univers. Avec Constance (compagnon de Chaville), je me suis rendu à Navotas cet après-midi rendre visite à la soeur Anne que nous avions rencontrée le 14 juillet dernier lors de la réception de l'ambassade de France. La soeur Anne oeuvre depuis deux ans dans le bidonville de Navotas. Elle a fondé sa propre congrégation (les Soeurs de la Bonne Nouvelle) dont l'esprit est issu d'ATD Quart-Monde et elle vit seule, entourée de quelques volontaires.

Navotas est d'un tout autre contexte que Makati, là où agit Virlanie. C'est un immense bidonville au bord de mer, et entouré par un bras de mer. En ce moment, le quartier doit faire face aux marées, donc les rues sont inondées pendant une grande partie de la journée. Nous avons accompagné les volontaires dans leurs activités auprès des enfants. Actuellement, ils traitent chaque jour d'une partie de l'histoire de Moise avec des coloriages, des collages, de la peinture, du bricolage... Les enfants qui participent à ces activités vivent dans leur famille, mais ils sont d'une extrême pauvreté. Contrairement aux enfants de Virlanie, ils sont très calmes et ne réclament pas de câlins, ni de caresses, certains évitent même tout contact. Ils viennent volontairement à ces activités de catéchisme adapté à leur âge. La soeur Anne explique d'abord l'histoire en tagalog, puis elle laisse les volontaires avec les enfants. Les "Kuya Esteban" remplacent vite les "Jesus-Christ" dus à ma barbe... ;-) Pour les activités, nous nous trouvons sur une bâche, au bord de la rivière, entre des containers de marchandises de cargot. Le temps que je passe avec eux est très serein, très posé. Nous dessinons et découpons des paniers d'osier, dans lesquels nous collons des morceaux de cotons (bulak en tagalog) pour symboliser la manne du désert (ilang). Chacun signe son dessin au dos en écrivant ou en faisant écrire son nom (pangalaan). Ils sont fiers et heureux de leur oeuvre, c'est très touchant. Sourires radieux. Les volontaires nous racontent que quand ils doivent dessiner une rivière, les enfants prennent un crayon noir, à l'image de la rivière qui traverse le quartier où des odeurs d'ordure et de poisson planent en permanence ! Puis chaque enfant retourne chez lui en nous remerciant. Je reviens comblé ce soir, après une telle expérience.

Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 00:00

Vous allez dire que je suis obnubilé par les cartes topographiques, mais il y a de quoi l'être ! Les Philippins sont les champions des courbes de niveau ! Ce week-end, nous sommes partis à l'ascension des fameuses rizières en terrasses de Banaue dans la cordillère centrale de Luzon. Frais et dispos après 9h de bus de nuit, nous voici guidés par Gilbert dans des paysages à couper le souffle. J'en avais rêvé toute l'année avec mon fond d'écran d'ordinateur et voilà que je me retrouve au plein coeur de "l'une des huitièmes merveilles du monde"... C'est "marvellous", car les mots me viennent spontanément en anglais devant ce paysage, j'ignore pourquoi. Certains diraient que c'est "ze beau"... Suivez mon regard ;-)

A Batad, les terrasses sont en amphithéâtre sur plusieurs centaines d'étages ! C'est époustouflant ! Le village est situé en son centre. En traversant, nous goûtons au rice wine, qui a un goût tout à fait particulier, mais pas désagréable. Nous arrivons enfin à une immense chute d'eau dont le décor serait digne d'une publicité pour shampoing... L'eau est rafraîchissante, c'est un morceau de paradis sur terre.
Le lendemain, nous continuons notre randonnée vers la vallée de Batad, les rizières morcellent ses versants ici et là. Comme nous sommes fin juillet, le riz commence à jaunir, c'est bientôt l'heure de la récolte. Dans quelques semaines, tout sera marron.
A Viewpoint, la vue est encore plus spectaculaire. On retrouve d'ailleurs ce paysage sur les billets de 1000 Pesos. Des femmes coiffées à la manière des Ifugaos attendent le touriste pour se faire prendre en photo (en cette saison, nous sommes seuls au monde, ou presque !). Elles chiquent, comme beaucoup d'habitants, ce qui leur fait un rouge à lèvres naturel peu ragoûtant...

Quand je ferme les yeux, je vois encore ces montagnes en escalier, j'en ai vraiment pris plein la vue ce week-end !

PS : allez voir aussi l'album photo "Banaue"

Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 00:00
Notre carte topographique est une réussite ! Autocad est puissant, mais 3Dfield est un logiciel spécialisé dans la conception de cartes. On trouve de tout sur Internet même des logiciels utiles et gratuits ! Voici notre travail :
Cette semaine, j'ai pu aussi accompagner d'autres volontaires pour faire des activités avec les enfants de Virlanie (depuis le temps que j'en rêvais !). C'est au MPCC (Marco Polo Care Center) que j'ai pu faire de la peinture et de la pâte à modeler avec des enfants de moins de 10 ans. Eh bien, c'est très fatiguant ! A peine passé la grille, tous les enfants se jettent sur les volontaires ! Ce sont des vrais petits singes ! Et comment dire non ? Moi, j'adore ! Ils sont à deux, trois, voire quatre sur moi à la fois. On fait des pirouettes, on fait l'avion, on fait "Superman"... bref, c'est physique ! La Nanay me demande : "Kuya Steban, did you go under the rain ?". Non, non, c'est seulement la transpiration qui a mouillé ma chemise...
Mais quand vient le moment de commencer l'activité, alors le calme s'installe. Chacun se concentre sur sa tâche. Les enfants se disputent souvent, ils surveillent ce que font leurs voisins. Cet après-midi, nous faisions de la pâte à modeler. J'ai commencé à fabriquer des bagues pour une petite fille... mais si on commence pour l'une, il faut aussi en faire pour les autres ! Salamat kuya ! Walang anuman ate !



Atelier de peinture et de pâte à modeler au MPCC
Par Sylvain - Publié dans : Philippines
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